Après avoir raté hier soir les horaires d’ouverture du temple de la littérature de Hanoï (temple qui formait les lettrés à l’âge féodal vietnamien), nous y retournons ce matin car c’est un must.

Petit arrêt pour un café (même pas faim pour un p’tit dej) et on attaque le complexe jusqu’à la mi-journée. Les visites et notre découverte vont crescendo (de truc beau à truc très beau) et malgré la pluie le temple est magnifique.

A l’époque cet endroit était une université, à l’âge féodal, vers 1000 après J-C. On y formait l’élite de la société, les docteurs (un peu pareil que maintenant finalement, le plus haut titre des études est le doctorat). La société avait une très grande influence chinoise car le Vietnam venait tout juste d’obtenir son indépendance vis-à-vis de la Chine. Donc en gros les religions sont identiques et les modèles de société aussi.

Si parmi vous il y a des fans de Mulan, vous vous rappelez sûrement du temple où sa famille vénère ses ancêtres ? Dans un temple « chinois » on y vénère des vrais gens. Ça peut être des proches, parents, héros militaires, ou encore des érudits.
On appelle cela le taoïsme et c’est UNE partie de la religion chinoise / vietnamienne.
Au temple de la littérature on vénère des érudits qui ont « galéré leur mère » à apprendre des trucs toute leur vie pour être des sages, ou Mandarins (conseillers de l’empereur).
Les plus doués aux examens sont vénérés encore aujourd’hui et chacun a une statue dédiée.

Bon, assez théorisé, maintenant place à quelques photos :







Ensuite on s’arrête dans un petit resto pour manger et on fait la moitié de la ville en taxi pour se rendre dans un musée qui se trouve être fermé, bien sûr il est fermé que le lundi. On rebouche chemin rebelote 30 minutes de traversée de Hanoï pour aller visiter la prison coloniale française.
Alors là par contre c’est pas la même ambiance que le matin c’est bourré de touristes et la visite est clairement approximative, on fait deux salles et c’est fini… et on repart un peu bredouille.
Pas grave on va se diriger vers la citadelle impériale pour terminer l’après-midi. Cette fois on marche pour changer du Grab (taxi).
Par hasard on se retrouve de nouveau à Train Street, mais cette fois c’est pas du tout la même ambiance : il se trouve que le train arrive au moment où nous traversons la rue et donc tout le monde doit se pousser pour voir passer le train…
(Sensé être un moment très Instagrammable)
Du tourisme ridicule à souhait ! Jean-Marie et Huguette les touristes frouzes ne peuvent absolument pas rater ça ! Un vrai bouillon de gens qui sortent tous leur téléphone portable et s’entassent comme des sardines. Nous fuyons et continuons vers la citadelle.
Après quelques détours on atteint la citadelle en travaux sur la première partie. Au lieu de s’extasier sur le décor, on rigole à voir les ouvriers travailler sans échafaudages sur des structures métalliques glissantes, en tongs, sous la pluie.







Les parties suivantes sont belles et on parcourt tout le complexe sans trop regarder l’heure.
Finalement il arrive 17h, et la nuit commence à tomber. Parfait, nous avons deux heures pour retourner chercher nos sacs à l’hôtel en taxi et en prendre un autre pour nous amener à la station de bus pour rejoindre Ninh Binh.
Parfait, parfait, pas tout à fait, pas du tout en fait !
Hanoï est engorgé dans le trafic et nous perdons un temps fou à traverser la ville de long en large. Résultat : le bus de 19h, on peut l’oublier !!!
Mais merde, on fait quoi du coup ? On avait réservé des activités à Ninh Binh le lendemain.
Dans le taxi, on essaie de trouver une solution. Le chauffeur ne parle pas l’anglais et nous sommes incapables de trouver un bus plus tard dans la soirée car ils sont tous pleins…
On a pas d’hôtel à Hanoï…
Bon, dernier recours : Google traduction pour au moins avertir le chauffeur que ça ne sert à rien de continuer dans les bouchons de Hanoï…
Et là, le gars percute et comprend que on a raté le bus. Il s’arrête sur le côté de la route et commence à nous parler via Google traduction. On fait quelques échanges maladroit via son téléphone et la reconnaissance vocale vietnamien anglais, et il nous propose de nous amener jusqu’à Ninh Binh, qui est à 2h de route, soit 4h aller-retour pour lui.
Le type nous sauve les miches alors qu’il ne nous connaît pas. Quelle leçon de vie, pas sûr que chez nous ça se passerait ainsi. Il appelle la famille pour les avertir, s’arrête pour nous offrir 2 Redbull et de l’eau pour la route, et départ. On hallucine de la gentillesse du type. On paie comme pour une course de Taxi.
Pour nous c’était un moment très stressant pendant 2-3h dans les embouteillages et les incertitudes. On se relaxe un peu avant d’arriver à 21h30 à notre hôtel.

On cherche encore quelque chose à manger dans le coin mais c’est la basse saison et tout est fermé, alors on ne mange pas pour ce soir, mais pas grave car on est à bon port 😊.
Il faut encore faire des recherches pour planifier les prochains jours et ça nous occupe jusqu’à tard. On reporte le blog au lendemain…
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