Auteur/autrice : loic

  • Jour 5 : Hanoi

    Après avoir raté hier soir les horaires d’ouverture du temple de la littérature de Hanoï (temple qui formait les lettrés à l’âge féodal vietnamien), nous y retournons ce matin car c’est un must.

    Petit arrêt pour un café (même pas faim pour un p’tit dej) et on attaque le complexe jusqu’à la mi-journée. Les visites et notre découverte vont crescendo (de truc beau à truc très beau) et malgré la pluie le temple est magnifique.

    A l’époque cet endroit était une université, à l’âge féodal, vers 1000 après J-C. On y formait l’élite de la société, les docteurs (un peu pareil que maintenant finalement, le plus haut titre des études est le doctorat). La société avait une très grande influence chinoise car le Vietnam venait tout juste d’obtenir son indépendance vis-à-vis de la Chine. Donc en gros les religions sont identiques et les modèles de société aussi.

    Ici une porte symbolique du Vietnam, qui est présente sur un billet de banque

    Si parmi vous il y a des fans de Mulan, vous vous rappelez sûrement du temple où sa famille vénère ses ancêtres ? Dans un temple « chinois » on y vénère des vrais gens. Ça peut être des proches, parents, héros militaires, ou encore des érudits.

    On appelle cela le taoïsme et c’est UNE partie de la religion chinoise / vietnamienne.

    Au temple de la littérature on vénère des érudits qui ont « galéré leur mère » à apprendre des trucs toute leur vie pour être des sages, ou Mandarins (conseillers de l’empereur).

    Les plus doués aux examens sont vénérés encore aujourd’hui et chacun a une statue dédiée.

    Les statues des érudits sur des tortues, symbole de la sagesse.

    Bon, assez théorisé, maintenant place à quelques photos :

    Ensuite on s’arrête dans un petit resto pour manger et on fait la moitié de la ville en taxi pour se rendre dans un musée qui se trouve être fermé, bien sûr il est fermé que le lundi. On rebouche chemin rebelote 30 minutes de traversée de Hanoï pour aller visiter la prison coloniale française.

    Alors là par contre c’est pas la même ambiance que le matin c’est bourré de touristes et la visite est clairement approximative, on fait deux salles et c’est fini… et on repart un peu bredouille.

    Pas grave on va se diriger vers la citadelle impériale pour terminer l’après-midi. Cette fois on marche pour changer du Grab (taxi).

    Par hasard on se retrouve de nouveau à Train Street, mais cette fois c’est pas du tout la même ambiance : il se trouve que le train arrive au moment où nous traversons la rue et donc tout le monde doit se pousser pour voir passer le train…

    (Sensé être un moment très Instagrammable)

    Du tourisme ridicule à souhait ! Jean-Marie et Huguette les touristes frouzes ne peuvent absolument pas rater ça ! Un vrai bouillon de gens qui sortent tous leur téléphone portable et s’entassent comme des sardines. Nous fuyons et continuons vers la citadelle.

    Après quelques détours on atteint la citadelle en travaux sur la première partie. Au lieu de s’extasier sur le décor, on rigole à voir les ouvriers travailler sans échafaudages sur des structures métalliques glissantes, en tongs, sous la pluie.

    Les parties suivantes sont belles et on parcourt tout le complexe sans trop regarder l’heure.

    Finalement il arrive 17h, et la nuit commence à tomber. Parfait, nous avons deux heures pour retourner chercher nos sacs à l’hôtel en taxi et en prendre un autre pour nous amener à la station de bus pour rejoindre Ninh Binh.

    Parfait, parfait, pas tout à fait, pas du tout en fait !

    Hanoï est engorgé dans le trafic et nous perdons un temps fou à traverser la ville de long en large. Résultat : le bus de 19h, on peut l’oublier !!!

    Mais merde, on fait quoi du coup ? On avait réservé des activités à Ninh Binh le lendemain.

    Dans le taxi, on essaie de trouver une solution. Le chauffeur ne parle pas l’anglais et nous sommes incapables de trouver un bus plus tard dans la soirée car ils sont tous pleins…

    On a pas d’hôtel à Hanoï…

    Bon, dernier recours : Google traduction pour au moins avertir le chauffeur que ça ne sert à rien de continuer dans les bouchons de Hanoï…

    Et là, le gars percute et comprend que on a raté le bus. Il s’arrête sur le côté de la route et commence à nous parler via Google traduction. On fait quelques échanges maladroit via son téléphone et la reconnaissance vocale vietnamien anglais, et il nous propose de nous amener jusqu’à Ninh Binh, qui est à 2h de route, soit 4h aller-retour pour lui.

    Le type nous sauve les miches alors qu’il ne nous connaît pas. Quelle leçon de vie, pas sûr que chez nous ça se passerait ainsi. Il appelle la famille pour les avertir, s’arrête pour nous offrir 2 Redbull et de l’eau pour la route, et départ. On hallucine de la gentillesse du type. On paie comme pour une course de Taxi.

    Pour nous c’était un moment très stressant pendant 2-3h dans les embouteillages et les incertitudes. On se relaxe un peu avant d’arriver à 21h30 à notre hôtel.

    Direction Ninh Binh

    On cherche encore quelque chose à manger dans le coin mais c’est la basse saison et tout est fermé, alors on ne mange pas pour ce soir, mais pas grave car on est à bon port 😊.

    Il faut encore faire des recherches pour planifier les prochains jours et ça nous occupe jusqu’à tard. On reporte le blog au lendemain…

  • Jour 4 : Hanoï

    Bip bip ! Biiiiip bip ! Hanoi grouille de petits coups de klaxon pour s’éviter les uns les autres, et notre taxi du matin joue le jeu lui aussi.

    On ne sait pas trop par où commencer alors on va au lac Hoan Kiem, et notre guide ChatGPT nous explique l’histoire de la ville comme un guide interactif. On s’arrête dans un coin de rue pour acheter on-ne-sait-pas-quoi dans une feuille de bananier, et ce on-ne-sait-pas-quoi est très bon. Loïc tente bien de demander qu’est-ce que c’est, mais impossible car les gens ici ne parlent vraiment pas l’anglais.

    ree

    On commence à se familiariser avec l’histoire de la ville, à mi-chemin entre restes de colonie française et vestiges chinois. Nous découvrons un temple et ses légendes de tortues géantes sacrées. Nous découvrons, à notre rythme, la culture et l’histoire de ce pays.

    La tortue géante sacrée, dernier specimen de son espèce rare, maintenant momifiée dans une vitrine.
    La tortue géante sacrée, dernier specimen de son espèce rare, maintenant momifiée dans une vitrine.

    Ensuite direction le vieux quartier où ça grouille de vie et de scooter qui klaxonnent, bip bip ! Là on s’arrête pour prendre un café dans un boui-boui rempli de locaux, pour goûter une spécialité locale et incontournable pour les gros touristes : le café à l’oeuf. C’est un peu comme un tiramisu liquide, Loïc est ravi. Par contre les chaises font 20 cm 😂.

    Une chaise de nain de jardin

    Encore un petit tour pour découvrir 152’447 contrefaçons North Face et Patagonia, puis on s’arrête pour dîner dans un restaurant repéré la veille. 250’000₫ pour un repas c’est excessif non ? Ben non, ça fait 7 francs. Ici, tout le monde est millionnaire, même les plus pauvres.

    Enfin des légumes et un repas assis 😉
    Enfin des légumes et un repas assis 😉

    Ensuite départ pour un tour qui nous explique l’histoire du Vietnam depuis la colonisation française jusqu’à nos jours par un local bilingue vietnamien anglais. Le type est incroyable et il nous raconte d’une manière très intéressante en nous faisant visiter les bas quartiers de la ville notamment le Sky market (le marché noir avec anciennement des cartels) et des marchands et leurs habitations dans les coins reculés de la ville.

    Finalement on finit le tour dans Train Street, une rue où le train (le vrai !) passe en plein milieu… Et à notre grande surprise ce n’est pas bondé (c’est très populaire sur Instagram). Vu que l’endroit est effectivement très beau on s’arrête pour quelques photos.

    Avant de rentrer, on passe devant le temple de la littérature un peu par hasard et en passant le téléphone par dessus les murailles pour prendre une photo de l’intérieur, on se dit qu’il faut qu’on y aille demain 🤩.

    Le soir petit souper dans un restaurant au guide Michelin vietnamien où on mange des plats à tomber pour moins de 30.- pour les 2.

    ree

    Retour à l’hôtel et rituel smartphone pour la préparation du lendemain qui nous prend 3 plombes car c’est pas si simple de savoir où aller et dans quel ordre ! A minuit on décide de stopper là les recherches et on se donne la nuit pour nous porter conseil.

  • Jour 3 : Bang Krachao

    Bon. Aujourd’hui, on fait pas les touristes…

    P’tite banane, un Grab (Uber local) et départ pour la sortie du jour, l’île de Bang Krachao, surnommée le poumon vert de Bangkok. On se retrouve à l’embarcadère de Wat Khlong Toei, enfin derrière côté ville, et franchement ça saute pas aux yeux que c’est par là qu’il faut passer 😂.

    Sur la photo ça paraît presque évident, mais je vous jure qu’en vrai… On a failli le rater !

    Une plateforme flottante au bout, et service 5 étoiles pour 40bht (1.-) et 0 minutes d’attente pour prendre un petit bateau à moteur dirigé par papy Jean-Paul Thaï (4 dents de traviole et le reste n’a pas tenu), qui nous fait traverser la rivière jusqu’à Bang Krachao. Comme on s’y est pris tôt il se trouve qu’on est les seuls sur le bateau.

    De l’autre côté nous attend le shop de location de vélo, direct sur le quai, mais nous ne sommes pas dupes et nous passons notre chemin pour faire un petit bout à pied et louer notre vélo plus loin où c’est moins cher… Eh ouais, cette fois Loïc a bien regardé les avis sur Internet 👌

    Jean-Paul Thaï au volant de son bolide

    On marche quelques centaines de mètres avant de tomber sur un charmant petit café où on se pose pour prendre une spécialité et un flat white de gros bobo. Pour les ploucs, c’est comme un cappuccino mais en plus branché.

    Ensuite départ vers le petit choc de vélo qui était réputé moins cher et effectivement on a compris pourquoi… 2 vélos qui tombent en ruine ça vaut en effet pas bien plus que les 40bht pour la journée qui nous sont demandés. On monte dessus avec monstre plaisir en rigolant et on attaque le parc (qui sera désigné plus tard comme la « pseudo-jungle »).

    Là on s’aventure dans le parc pendant 1h de tour à vélo sur des petits chemins aménagés trop chou avec des ponts et des points de vue sur les écosystèmes. Ça pleut un peu mais pas trop.

    En fait ça pleut mais un peu beaucoup. Mes vidéos on s’arrête pour observer un varan et après il faut qu’on se mette à l’abri sous un petit couvert en attendant que l’orage passe.

    On attend une accalmie qui n’arrivera jamais et on se motive pour braver la pluie jusqu’à un petit bar où on arrive trempe 😜.

    On reprend le vélo pour sortir du parc après un dernier petit tour sous la pluie et bien sûr quand on sort la pluie s’arrête, on commence à sécher et on décide de continuer à explorer l’île en dehors du parc. Les vélos branlottent mais tiennent bon jusqu’au marché flottant (il n’y a de flottant que le nom). Nous achetons des brioches fourrées à on-ne-sait-pas-quoi mais c’est bon 😋.

    Ensuite retour à Bangkok pour chercher nos affaires et on file à l’aéroport pour prendre l’avion direction Hanoï, Vietnam, où on arrive dans un hôtel rigolo ou les scooters sont postés devant l’ascenseur.

    Il nous faut encore préparer la journée de demain, chercher les meilleures options… et nous n’avons pas le temps de faire notre blog car c’est déjà minuit et il faut être en forme demain 😉.

  • Jour 2 : Touristes de base

    Alors c’est déjà pas gagné quand on voit nos 2 têtes d’européens jeunes et naïfs. Mais en plus quand on sort encore gazés de notre nuit de 14h de suite, au coin de la rue de l’Hôtel, le chauffeur de tuk-tuk nous a repéré direct. Comme on ne sait pas trop comment se rendre au centre-ville, on a dit ok pour un trajet trois fois trop cher, qui nous coûtera en plus un arrêt chez un tailleur pour l’arnaque de base, ce qui permet au chauffeur d’obtenir un bon d’essence de 5 litres…

    La ville depuis le tuk-tuk

    Pendant le trajet, bien sûr, Loïc touriste débutant parle trop et demande des conseils pour visiter les temples. Donc, deuxième erreur, on arrive dans un boui-boui où on RE-paie trop cher pour un tour en bateau entre les temples de Wat Arun et Wat Pho. Mais bon avec notre réveil à 13h, on n’avait pas le temps de niaiser, fallait enchaîner un peu.

    Wat Arun en 1/2h, c’est fait : des touristes asiatiques sapés comme des rois tous les 2 mètres, mais franchement l’endroit est magnifique et on a pu voir notre premier temple et pas des moindres.

    Admirez l’édifice au premier plan

    Ensuite, traversée de la rivière pour arriver de l’autre côté à Wat Pho, encadré par un guide. On fait le tour d’un autre immense temple, avec un Bouddha couché de 46m de long plaqué or.

    Explication du guide et visite éclair, avant de repartir à pied jusqu’à un autre embarcadère pour un autre tour, cette fois réservé à l’avance. On embarque dans un bateau à longue queue et on passe une écluse pour se retrouver dans un petit canal de Bangkok, qui nous emmène jusqu’à la Maison des artistes, petite maison sur pilotis en teck. On boit un café délicieux avec un petit mochi et retour.

    Arrivés au débarcadère, on se met à marcher direction Chinatown, comme d’habitude on marche des km, mais on découvre le marché aux fleurs en passant par hasard devant. Trop de chance 🤩, c’est rempli de fleurs dans la rue.

    Arrivés à Chinatown, ce sont nos papilles qui se réveillent. Il y a tout ce qu’on veut dans tous les sens, du poulet, des crevettes, des scorpions…

    Ça crie sur tous les stands pour attirer les touristes pour vendre des brochettes ou des gyozas. On se régale en parcourant le quartier.

    Retour à l’hôtel cette fois sans tuk tuk (!), c’est plus facile avec Grab. Quelques heures pour checker les activités du lendemain, faire le blog, et dodo.

  • Jour 1 – Bye bye Zurich

    10h de vol dans la tronche, puis perdus dans l’aéroport de Bangkok à la recherche d’une carte SIM, paumés dans les sous sols pour prendre un train ou c’est un jeton pour faire office de ticket, on a bien compris qu’on était des gros touristes.


    Sortie du train climatisé vers la température junglesque de Bangkok et de ses rues polluées, bruyantes, ça grouille et on passe des bonnes odeurs de bouffe à celle des égouts chaque 10 secondes. Là aussi il nous a fallu un peu de temps pour comprendre comment utiliser les transports et juste se déplacer dans la ville sans se perdre. Merci Google Maps.

    Notre hôtel est à côté du BTS Nana (Prononcer : Naaaah-naaaaaaaah 🤣 à la thaïlandaise) et après une douche bien méritée nous avons résisté ( enfin Laura pas vraiment) à faire une sieste et on se retrouve à manger du Thaï Made in Thaïlande de la mimi sur son camion-bouffe, c’est si bon.


    Puis départ à pied comme 2 bons touristes pour visiter le quartier, mais à la première rivière, on tombe sur un varan de 44.50m posé sur son gazon, et c’est là qu’on se dit : merde l’anti-moustique 😂.

    Un autre varan qui aimerait faire une sortie en pédalo

    Donc on sort Google Maps et ChatGPT pour trouver une pharmacie dans un carrefour avec 12’953 scooters qui traversent. Les rues sont parfois impressionnantes par le câblage électrique. Chez nous pas sûr que ça passerait.


    Finalement badigeonnés de produit on retrouve la pseudo jungle pour ne voir aucun moustique, mais bon, on apprend.

    Au retour, le soir, on sort pour trouver qqch à manger et boire, on se fait toute une rue à pied en longeant un bordel d’hôtels et de bars remplis d’allemands qui se cherchent une thaï pour la nuit. Bref on est revenu à 10m de notre hôtel, une petite bière pour être encore plus nazes avant d’aller dormir, enfin.

    ….

    Réveil matin, 13h. Suite demain.